Prendre la parole en public : pourquoi s’entraîner change tout

Homme gesticulant lors d'une prise de parole en public

Vous pouvez connaître parfaitement votre sujet.

Avoir préparé votre présentation. Avoir relu vos notes dix fois. Et même connaître tous les conseils que l’on donne habituellement pour réussir une prise de parole.

Mais au moment de vous lever devant un groupe, une chose devient évidente : comprendre comment prendre la parole et prendre réellement la parole sont deux choses très différentes.

Car parler devant les autres ne se passe pas uniquement dans la tête.

Le corps entre en jeu. La respiration change. La voix aussi. Le regard des autres devient soudain beaucoup plus présent.

Et c’est précisément pour cette raison que la prise de parole s’apprend avant tout en la pratiquant.

On peut connaître la théorie… et perdre ses moyens

Certaines personnes que j’accompagne sont extrêmement compétentes dans leur domaine.

Elles savent ce qu’elles veulent dire. Elles connaissent leur dossier. Elles peuvent en parler très facilement avec un collègue ou autour d’une table.

Puis elles doivent présenter ce même sujet devant dix, vingt ou cinquante personnes.

Et tout change.

La respiration devient plus courte. La voix monte ou perd de sa puissance. Le débit s’accélère. Le corps se crispe. Le regard devient moins naturel. Parfois, les idées elles-mêmes semblent disparaître.

Ce phénomène n’a rien d’exceptionnel. J’en parle d’ailleurs plus précisément dans mon article  : Pourquoi perdez-vous vos moyens lorsque vous prenez la parole en public ?

Mais une fois qu’on a compris ce qui se passe, une autre question se pose :

Comment faire pour que cela change réellement ?

Lire des conseils ne suffit pas toujours

Respirez, regardez votre public, parlez lentement, tenez-vous droit, préparez une bonne introduction.

Tous ces conseils peuvent être pertinents. Mais essayez de dire à quelqu’un qui sent son cœur s’accélérer devant trente personnes : « Détendez-vous et respirez. »

Il y a de fortes chances qu’il sache déjà qu’il devrait respirer !

Le problème n’est pas nécessairement de savoir ce qu’il faudrait faire. Il faut parvenir à le faire au moment où l’on est exposé au regard des autres.

N'hésitez pas à consulter mon article sur la prise de parole en public : Prendre la parole en public : pourquoi les “petits conseils” ne suffisent pas

La prise de parole ne s’apprend pas seulement en comprenant. Elle s’apprend en parlant.

C’est probablement l’un des principes les plus importants de mon travail.

On peut expliquer pendant une heure comment placer son regard. Mais il est beaucoup plus intéressant de demander à une personne de se lever, de parler devant les autres et d’observer ce qui se passe réellement.

  • Où regarde-t-elle ?
  • Que fait son corps ?
  • Comment respire-t-elle ?
  • Est-ce que sa voix porte ?
  • Son débit permet-il de suivre ce qu’elle raconte ?

Est-elle réellement en relation avec les personnes qui l’écoutent ? Et surtout : que se passe-t-il lorsqu’elle recommence en modifiant un seul de ces éléments ? C’est souvent là que les choses deviennent passionnantes.

S’entraîner permet de découvrir ce que l’on ne perçoit pas soi-même

Nous avons tous une certaine perception de notre manière de parler.

Mais cette perception n’est pas toujours celle des autres.

Une personne peut avoir l’impression de parler très fort alors qu’on l’entend à peine. Une autre pense parler lentement alors qu’elle avale la moitié de ses phrases. Quelqu’un peut être persuadé de regarder son public alors que son regard revient constamment vers le sol ou ses notes.

À l’inverse, certaines personnes sont convaincues qu’elles donnent une mauvaise impression alors que les autres les trouvent tout à fait crédibles.

La mise en situation permet de confronter ce que l’on ressent à ce que l’on transmet réellement.

Et un regard extérieur permet ensuite d’ajuster les choses très concrètement.

Le corps et la voix ont besoin, eux aussi, de s’entraîner

La prise de parole n’est pas uniquement une affaire de mots. Nous communiquons également avec notre respiration, notre posture, notre regard, nos gestes, notre rythme et notre voix.

C’est pourquoi j’accorde une place importante au travail corporel et vocal. Une respiration plus libre peut modifier la voix. Un corps mieux ancré peut donner davantage de stabilité. Une voix mieux posée peut permettre de parler avec plus de présence sans avoir besoin de forcer.

Et parfois, un changement qui paraît minuscule transforme complètement la manière dont une personne est perçue.

Cette dimension est également au cœur de mon article  : Pourquoi le chant, le théâtre et la prise de parole nous mettent autant à nu 

Recommencer n’est pas échouer

Lors d’un exercice, il m’arrive très souvent de demander :

« Recommence. »

Pas parce que ce qui vient d’être fait était mauvais. Mais parce qu’en recommençant, on peut expérimenter autre chose :

  • Prendre davantage son temps.
  • Respirer autrement.
  • Regarder réellement les personnes aux quelles on parle.
  • Laisser un silence.
  • Poser davantage sa voix.
  • Changer sa posture.

Et sentir immédiatement la différence. C’est justement l’un des grands intérêts de l’entraînement : on a le droit d’essayer.

Une prise de parole professionnelle importante n’est pas toujours le meilleur moment pour expérimenter quelque chose pour la première fois. Un entraînement, si.

Le perfectionnisme peut empêcher de progresser

Il existe pourtant un obstacle fréquent à cette expérimentation : vouloir réussir immédiatement.

Certaines personnes veulent faire l’exercice « correctement » dès la première fois. Elles cherchent le bon geste, le bon mot, la bonne attitude. Et pendant qu’elles cherchent à ne commettre aucune erreur… elles ne sont plus vraiment présentes.

S’entraîner suppose aussi d’accepter de ne pas tout réussir du premier coup. C’est même une partie essentielle du travail.

J’ai consacré un article entier à cette question : Pourquoi vouloir être parfait vous empêche de prendre la parole.

Plus on accepte d’expérimenter, plus on découvre ce qui nous convient réellement.

Et si le trac revenait malgré tout ?

Il peut revenir. L’objectif d’un travail de prise de parole n’est pas nécessairement de ne plus jamais ressentir la moindre émotion. Une présentation importante, un entretien, une conférence ou une intervention devant des personnes que l’on ne connaît pas peuvent toujours provoquer une certaine tension.

Mais il existe une grande différence entre ressentir du trac et ne plus savoir quoi en faire.

Les bénéfices de l'entraînement

  • Reconnaître les signaux - Avec l’entraînement, on commence à reconnaître ce qui se passe.
  • Gérer sa respiration - On sait comment retrouver sa respiration.
  • Maîtriser sa voix - On connaît mieux sa voix.
  • Utiliser son corps - On sait davantage utiliser son corps plutôt que lutter contre lui.
  • Expérience accumulée - Et surtout, on a déjà vécu plusieurs fois cette situation : se lever et parler devant les autres.

Ce qui paraissait exceptionnel et menaçant devient progressivement plus familier.

La confiance vient aussi de l’expérience

Nous attendons parfois d’avoir confiance pour agir.

En prise de parole, le chemin inverse est souvent beaucoup plus intéressant :

On agit, on expérimente, on recommence… et la confiance se construit progressivement.

  • Une première intervention.
  • Puis une deuxième.
  • Un exercice que l’on pensait impossible.
  • Une voix qui sort davantage.
  • Un regard que l’on ose enfin poser.
  • Une présentation pendant laquelle on réalise soudain que l’on n’est plus occupé à se demander ce que les autres pensent de nous, mais simplement à leur parler.

Ce sont ces expériences successives qui permettent de modifier peu à peu notre rapport à la prise de parole.

Vous souhaitez vous entraîner à prendre la parole ?

Les 12 et 13 septembre 2026, j’organise à Bruxelles un stage d’un week-end consacré à la prise de parole et à la confiance en soi.

Pendant ces deux journées, nous travaillerons notamment :

  • la respiration et la voix 
  • la présence et le langage corporel 
  • le regard 
  • la gestion du trac ;
  • l’aisance et la confiance ;
  • et surtout, la mise en pratique à travers différents exercices de prise de parole.

Le stage se déroule en petit groupe afin que chacun puisse réellement pratiquer et bénéficier d’un accompagnement personnalisé.

Samedi 12 septembre : 14h–17h Dimanche 13 septembre : 10h–13h Prix : 175 €

Et si vous souhaitez travailler une situation très précise — une conférence, une présentation professionnelle, une réunion, un entretien ou un discours — je propose également des séances de coaching individuel à Bruxelles.

Parce qu’au fond, il existe une manière très simple de commencer à être plus à l’aise lorsque l’on prend la parole : prendre la parole.

Vous souhaitez en connaitre davantage sur la prise de parole et la confiance en soi ?

Vous souhaitez en connaitre davantage sur la prise de parole et la confiance en soi ?  Faites appel à votre spécialiste de la prise de parole et débuter votre carrière professionnelle sereinement. Vous évoluez dans votre entreprise ou vous entamez un nouveau challenge professionnel, les cours de prise de parole sont là pour vous aider et vous rassurer. Consultez-moi et prenez rendez-vous dans mes locaux à Bruxelles. 


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